20/04/2026

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Rosa Clio Mioulane MAP NPM 914375933

« Richesse et savoir sont rose et narcisse qui ne sauraient fleurir ensemble. »

(Abol-Hasan Shahîd Ibn Hossein Jahûdânakî Balkhî dit Shahid Balkhi, ixe siècle)

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Jardin Bassin Mioulane MAP NPM 84953142

[caption id="attachment_4136" align="alignnone" width="205"] Paysagiste Tim Austen. ©www.map-photos.com – N. & P. Mioulane[/caption]

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CostaRica Tortuguero foret reflet Mioulane 748154625

« La forêt s’étendait le long d’une rivière, verdoyante, accueillante, ronde et touffue. On y trouvait des arbres de toutes les espèces, qui n’avaient jamais connu la hache, car nul homme n’avait jamais osé les toucher. »

(Alexandre de Bernay, dit Alexandre de Paris. Le Roman d’Alexandre, xiie siècle)

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Jardin Verger Mioulane MAP NPM 84969093

« Fleurs à l’haleine colorée Fruits sans détours câlins et purs Fleurs récitantes passionnées Fruits confidents de la chaleur… J’ai beau vous unir vous mêler Aux choses que je sais par cœur, Je vous perds le temps est passé De penser en dehors des murs. »

(Paul Eluard, 1895-1952 - le Blason des Fleurs et des Fruits, 1940)

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« Les Stanhopéas, aux fleurs pâles, tigrées, qui soufflent au loin, comme des gorges amères de convalescent, une haleine âcre et forte. »

(Émile Zola, 1840-1902, écrivain français ; La Curée, 1871)

« Il y en avait d’extraordinaires, des rosâtres, tels que le Virginale qui semblait découpé dans de la toile vernie, dans du taffetas gommé d’Angleterre ; de tout blancs, tels que L’Albane, qui paraissait taillé dans la plèvre transparente d’un bœuf, dans la vessie diaphane d’un porc ; quelques-uns, surtout le Madame Mame, imitaient le zinc, parodiaient des morceaux de métal estampé, teints en vert empereur, salis par des gouttes de peinture à l’huile, par des taches de minium et de céruse. »

(Joris-Karl Huysmans (Charles Marie Georges Huysmans), 1848-1907, écrivain français ; À Rebours,

« La forêt soufflait la passion géante des chênes, les chants d’orgue des hautes futaies, une musique solennelle, menant le mariage des frênes, des bouleaux, des charmes, des platanes, au fond des sanctuaires de feuillage ; tandis que les buissons, les jeunes taillis étaient pleins d’une polissonnerie adorable, d’un vacarme d’amants se poursuivant, se jetant au bord des fossés, se volant le plaisir, au milieu d’un grand froissement de branches. »

(Émile Zola, 1840-1902, écrivain français ; La Faute de l’abbé Mouret, 1875)

« La voilà donc, enfin ! Je la tiens cette plante, Que le divin Linné n’observa pas vivante ! Ô pétales caducs, stigmate fugitif, Vous n’échapperez point à mon œil attentif ; Vos merveilles pour moi n’auront plus de mystères ! Je t’adore ô pistil ! je vous salue, anthères… »

(Emmanuel Le Maout, 1799-1877, naturaliste et botaniste français ; lettre à Adrien de Jussieu, 1882)

« C'est la reine des hirondelles Qui porte collier de bluets, Bluets des champs et des javelles, Bluets. C'est la reine des hirondelles Qui s'éclaire avec des chandelles Et des bluets. »

(Robert Desnos, 1900-1945, poète français ; Chantefables et chantefleurs, 1944)

« Et l’éternité même est dans le temporel Et l’arbre de la grâce est raciné profond Et plonge dans le sol et touche jusqu’au fond Et le temps est lui-même un temps intemporel. Et l’arbre de la grâce et l’arbre de nature Ont lié leurs deux troncs de nœuds solennels, Ils ont tant confondu leurs destins fraternels Que c’est la même essence et la même nature. »



(Charles Péguy. Ève, 1933) Ce poème est dédié à l’arbre de nature et l’arbre de la grâce qui étaient des ifs à Sainte-Croix-sur-Mer, Calvados.