« L’homme a dénaturé beaucoup de choses pour les mieux convertir à son usage : en cela il n’est point à blâmer ; mais il n’en est pas moins vrai qu’il les a souvent défigurées, et que, quand dans les œuvres de ses mains il croit étudier vraiment la nature, il se trompe. Cette erreur a lieu surtout dans la société civile ; elle a lieu de même dans les jardins. Ces fleurs doubles, qu’on admire dans les parterres, sont des monstres dépourvus de la faculté de produire leur semblable, dont la nature a doué tous les
« C’est après le dîner que l’homme a le plus d’idées. L’estomac rempli semble dégager la pensée, comme ces plantes qui suent instantanément par leurs feuilles l’eau dont on a arrosé le terreau ».
(Edmond (1822-1896) et Jules de Goncourt (1830-1870), écrivains français ; Idées et sensations, 1866)
« L'évolution procède comme un bricoleur qui pendant des millions et des millions d'années, remanierait lentement son œuvre, la retouchant sans cesse, coupant ici, allongeant là, saisissant toutes les occasions d'ajuster, de transformer, de créer. »
(François Jacob, 1920-2013, biologiste français ; Le jeu des possibles, 1981)
« Le travail d’un jardinier n’est jamais fini : il commence avec l'année et continue jusqu’à la suivante. »
(John Evelyn, 1620-1706, écrivain et paysagiste anglais)