« Elle aimait la regarder couler, rivière de plaine entre ses peupliers et ses saules, miroir presque toujours étale où se doublaient jusqu’en leurs moindres nuances les couleurs et les remous du ciel ».
(Maurice Genevoix, 1880-1980, romancier-poète français ; La Forêt perdue, 1967)
« La rose qui meurt de soif a besoin du jardinier, mais le jardinier a encore plus besoin de la rose qui meurt de soif ; sans la soif de sa fleur, il n'existe pas. »
(Amélie Nothomb (baronne Fabienne Clare Nothomb), née en 1966, romancière belge ; Attentat, 1997)
« Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée : Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée, Me couvrent tout entier de silence et de paix. »
(Alphonse de Lamartine, 1790-1869, poète français ; Méditations poétiques, Le Vallon, 1820)
« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »
(Friedrich Hebbel, 1813-1863, dramaturge allemand ; Aphorismes et réflexions)