« Du temps où les fleurs parlaient… À chacun son langage ! Les pissenlits se glorifiaient, Se pavanaient dans les prés d’or. La botanique les flattait d’un nom savant : Taraxacum. »
(Jacques Vallin, écologiste et démographe français ; Confidences d’un maître jardinier, 2009)
« Honorez plutôt la figue seconde qui, des plus belles heures de l’été, fait son miel, s’enfle de rosée nocturne et, verte ou violette, pleure par son œil, un seul pleur de gomme délicieuse, pour vous marquer l’instant de sa perfection. »
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Flore et Pomone, 1943)
« Les maisons sont comme les gens, elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies. Ou plutôt non : ce sont les gens qui sont comme des maisons, avec leur cave, leur grenier, leurs murs et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de si beaux jardins. »
(Christian Bobin, né en 1951, écrivain français ; Isabelle Bruges, 1992)
« Traitez les euphorbes par le mépris. Ces plumets démesurés de feuillage bleu-vert surmontés d’énormes capitules vert chartreuse prospèrent sur la négligence ».
(Anonyme)