« La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes. »
(Victor Hugo, 1802-1885, poète et romancier français ; l’Homme qui rit, 1869)
« Au fond de l’estomac, des reins et du poumon Le gingembre brûlant s’impose avec raison Eteint la soif, ranime, excite le cerveau En la vieillesse éveille amour jeune à nouveau. »
(École de médecine de Salerne, xie siècle)
« L’homme a dénaturé beaucoup de choses pour les mieux convertir à son usage : en cela il n’est point à blâmer ; mais il n’en est pas moins vrai qu’il les a souvent défigurées, et que, quand dans les œuvres de ses mains il croit étudier vraiment la nature, il se trompe. Cette erreur a lieu surtout dans la société civile ; elle a lieu de même dans les jardins. Ces fleurs doubles, qu’on admire dans les parterres, sont des monstres dépourvus de la faculté de produire leur semblable, dont la nature a doué tous les
« C’est après le dîner que l’homme a le plus d’idées. L’estomac rempli semble dégager la pensée, comme ces plantes qui suent instantanément par leurs feuilles l’eau dont on a arrosé le terreau ».
(Edmond (1822-1896) et Jules de Goncourt (1830-1870), écrivains français ; Idées et sensations, 1866)